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Quand l’aide économique fait plus de mal que de bien

Angus Deaton est professeur d’économie à l’université de Princeton et un expert mondialement reconnu des politiques de lutte contre la pauvreté. Dans son dernier ouvrage “The Great Escape: Health, Wealth, and the Origins of Inequality” (Princeton University Press),  il affirme haut et fort que l’aide économique aux plus pauvres a finalement fait plus de mal que de bien. A ses yeux la pauvreté dans le monde d’aujourd’hui ne vient plus du manque de ressources mais de la faiblesse des institutions et de la politique inappropriée des gouvernements. Toute aide économique implique des biais négatifs aussi bien à sa source qu’à sa destination ;  L’auteur, après un examen détaillé des statistiques économiques, ne trouve aucune preuve que l’aide à contribué à la croissance des pays aidés. Bien au contraire. L’aide internationale est à la fois anti-démocratique et anti-productive. L’auteur considère que nos aides ne servent qu’à satisfaire à la fois les intérêts économiques, le narcissisme et la mauvaise conscience des pays développés. Il faut laisser les pays les plus pauvres trouver leur propre type de développement à leur rythme qui ne peut être le nôtre.  On comprend bien que cette opinion va à l’encontre de tous ceux qui vivent de la pauvreté des plus faibles et ils sont fort nombreux aussi bien à l’ONU que dans de nombreuses organisations et associations qui ont trouvés là un marché florissant.  De nombreuses études ont déjà été faites sur ce sujet, études qui souvent confirment cette hypothèse, par exemple l’étude de l’OCDE Foreign aid, economic growth and efficiency development qui ne trouve aucune corrélation entre développement efficace et aide internationale. Certains organismes ont néanmoins créé des formes d'aides qui prennent en compte certaines constatation faites par Angus Deaton. On peut citer par exemple ACUMEN FUND.

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