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Primaires : trop de recettes de cuisines pas assez de questions de fonds

Nombreux sont ceux qui reprochent aux politiques de nous mentir en se faisant élire sur des programmes qui non seulement ne sont jamais réalisés mais bien souvent aboutissent à des réalisations complètement opposées. Les programmes de Trump et de Hollande en sont une parfaite illustration.  Mais s’il est vrai que cela s’explique souvent par la démagogie des programmes politiques il est vrai aussi que devant la complexité du monde actuel il est illusoire de promettre la réalisation de programme détaillés qui devront de toute façon être changés, totalement ou partiellement en fonction des circonstances que les politiques ne maitrisent pas. En conséquence il serait souhaitable que la présidentielle soit l’occasion de parler plus des questions de fonds de la société française ainsi que de la place de la France dans le monde, plutôt que rentrer dans des détails illusoires, utilisés souvent à des fins démagogiques.  Il nous semble par exemple qu’on aurait dû débattre d’un certain nombre de questions fondamentales pour l’avenir de notre pays. Par exemple :
La place de l’état, de ceux qui ont le pouvoir et le représente, de ceux qui sont supposé exécuter les différentes fonctions étatiques, de leur capacité de prendre des décisions et d’exécuter ces décisions dans l’intérêt à long terme du plus grand nombre.
Par exemple on a beaucoup parlé du nombre de fonctionnaires, mais le nombre de fonctionnaires n’est pas un but en soi. Il aurait été plus intéressant de poser la question de la manière dont l’état exécute, des avantages et des inconvénients du statut des fonctionnaires, pour le pays d’abord et aussi pour les fonctionnaires eux-mêmes. Par exemple est ce qu’un système dans lequel la responsabilité individuelle a bien peu de place et où, quoique l’on fasse votre carrière est tracée jusqu’à votre retraite, est ce qu’un tel système épanoui ceux qui en bénéficient ou non. On aurait pu se poser aussi la question de savoir s'il est sain pour le pays que l’immense majorité des fonctionnaires votent à gauche, par exemple est-il normal qu’un professeur qui ne soit pas inscrit à un syndicat de gauche ai les plus grandes difficultés à obtenir sa mutation.Quand un des deux partis de pouvoirs voit sa principale clientèle constituée de ceux qui sont sensé servir l’état, on peut se demander si son action politique est vraiment tournée vers l’ensemble des français ou simplement le petit nombre qui représente l’essentiel de ses troupes.

On aurait aussi dû débattre de nombreuses questions comme l’adaptation des modes de recrutement des fonctionnaires aux taches qu’ils devront réaliser pour le pays.

Un des chantiers les plus importants pour le futur est certainement l’école, l’enseignement supérieur et la formation permanente. Et dans ce domaine il y a d’immenses questions de fonds qui restent en suspens. Cela est probablement le sujet le plus important pour demain et il devrait être débattu devant l’ensemble des français et certainement pas confié à des groupements corporatifs qui ont prouvés leur dangerosité.
D’une façon générale le plus important des sujets est qui fait quoi, quels sont ses aptitudes réelles à réaliser ce qui lui est demandé, quels sont ses responsabilités, quels sont les systèmes de contrôle et de contre-pouvoirs, quel est la souplesse du système à s’adapter en cas d’erreur et de changement de circonstances. Ce sont ces sujets qui malheureusement n’ont été que très peu abordés, probablement parce que rien que de les poser remettrait en cause les pouvoirs établis de multitudes de groupements dont le pouvoir n’a rien de démocratique.

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